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Un mot du chirurgien

Pourquoi j’ai écrit ce guide

Chaque semaine, des hommes de nombreux pays m’écrivent. Une intervention leur a déjà été proposée, mais personne ne leur a expliqué pourquoi celle-ci plutôt qu’une autre, ce qu’elle implique pour eux, ni comment se passent réellement les premiers jours après l’opération lorsque leur domicile est loin de l’hôpital.

Cela fait vingt-trois ans que j’opère des prostates au laser, vingt ans que je pratique l’énucléation et presque autant que je forme d’autres chirurgiens. Ce guide reprend ce que j’explique à chaque patient en consultation : ce qu’est la technique HoLEP, ce que signifient en bloc et libération apicale précoce, ce que montrent nos propres résultats publiés et — cela compte tout autant pour moi — ce que je ne peux pas vous promettre.

Vous trouverez dans ce texte trois types de données, que je distingue toujours : ce que les données scientifiques générales sur le HoLEP permettent d’affirmer, ce que nous savons précisément de la technique en bloc, et les résultats de notre propre centre, qui ne sont pas nécessairement reproductibles ailleurs. Lorsque je donne un chiffre, j’en indique la source.

S’il y a une chose à retenir : le nom d’une intervention ne suffit jamais. Le résultat dépend d’un diagnostic correct, d’une technique soigneuse, d’une équipe expérimentée et d’un suivi qui ne s’arrête pas à la sortie de l’hôpital. Et encore une chose : les chiffres que vous allez lire concernent des groupes de patients ; aucun ne décrit encore votre situation.

Dr Fernando Gómez Sancha · Urologue, Madrid

Si vous présentez actuellement un symptôme urgent

Vous ne pouvez pas uriner, vous saignez abondamment ou avec des caillots, vous avez de la fièvre, une douleur thoracique, un essoufflement, une jambe gonflée ou vous êtes confus : rendez-vous aux urgences près de chez vous. Ne m’envoyez pas de courriel, allez à l’hôpital.

Commencez ici

En une phrase

L’intervention HoLEP retire le tissu prostatique qui obstrue votre canal urinaire, en passant par l’urètre lui-même, sans incision abdominale. Elle convient aussi bien aux petites prostates qu’à bon nombre de prostates vraiment volumineuses.

La variante en bloc est simplement une manière plus affinée de réaliser cette extraction : nous suivons le plan anatomique autour de l’adénome comme autour d’une seule pièce et libérons tôt la zone au contact du sphincter, afin de mieux préserver votre continence.

Autrement dit

Le HoLEP retire l’obstruction par les voies naturelles ; en bloc décrit la manière dont le chirurgien suit ce chemin. Ni l’un ni l’autre ne remplace l’expérience de celui qui tient le laser.

Ce guide vous concerne-t-il ?

Le HoLEP peut être l’intervention qui vous convient si :

  • les médicaments ne contrôlent plus vos symptômes ou sont mal tolérés ;
  • vous présentez des rétentions urinaires répétées ou dépendez d’une sonde ;
  • vous avez des infections, des calculs vésicaux ou des saignements liés à l’obstruction ;
  • vous constatez que votre vessie ou vos reins commencent à en souffrir ;
  • votre prostate est volumineuse et vous recherchez un traitement qui retire réellement du tissu ;
  • l’obstruction réapparaît après une autre opération de la prostate.

Le volume de la prostate ne décide pas de tout à lui seul. Le fonctionnement de votre vessie, votre anatomie, votre état de santé général, vos médicaments, vos opérations antérieures et vos priorités comptent également.

Quand je préfère ne pas retenir le HoLEP en première intention

En cas d’infection urinaire active non traitée ou de trouble de la coagulation non corrigé, nous attendons. Si l’urètre est très rétréci, il faut parfois traiter ce problème d’abord, par une autre approche. Si le bilan évoque un cancer de la prostate nécessitant une chirurgie oncologique, commencer par une opération destinée à traiter une obstruction bénigne peut ne pas être approprié. Ce sont des décisions que nous prenons en consultation ; le patient n’a pas à poser lui-même son diagnostic chez lui.

Comprendre le problème

Les effets d’une prostate augmentée de volume et ce que fait le HoLEP

Ce que provoque une prostate augmentée de volume

La prostate entoure la première partie de l’urètre. Lorsque son tissu interne augmente de volume, il comprime ce canal. Cela explique le jet faible, les efforts pour commencer à uriner, la vidange incomplète, les envies pressantes, les levers nocturnes répétés et, dans les cas les plus sévères, la rétention complète.

Avant toute décision, nous demandons généralement des analyses d’urine et de sang, l’historique du PSA, une mesure du débit urinaire et de l’urine restant dans la vessie après la miction ; nous réalisons une échographie ou une IRM, une cystoscopie et, parfois, un bilan urodynamique. Tout cela vise à confirmer que le problème est bien une obstruction prostatique. La chirurgie peut lever cette obstruction ; elle ne peut pas promettre de faire disparaître tous les autres troubles vésicaux déjà présents.

Ce qui se passe au bloc opératoire

Nous introduisons un endoscope par l’urètre. À l’aide d’un laser holmium, le chirurgien sépare le tissu interne qui a grossi — l’adénome — de la capsule qui l’entoure, un peu comme si l’on épluchait une orange de l’intérieur sans abîmer la peau. L’adénome ainsi libéré tombe dans la vessie, où nous le fragmentons avec un morcellateur avant de l’extraire également par l’urètre. L’ensemble est ensuite envoyé en anatomopathologie, et c’est important : on découvre parfois quelque chose d’inattendu.

Cela diffère d’un simple élargissement du canal par découpe ou vaporisation d’une partie du tissu. Ici, nous cherchons à retirer l’adénome dans sa totalité en suivant son plan naturel.

Une précision que je donne toujours en consultation

Le HoLEP ne traite pas le cancer de la prostate. Du tissu prostatique reste en place, la capsule prostatique ; le PSA ne tombe pas à zéro et un dépistage du cancer peut rester nécessaire par la suite.

Figure 1. Ce que fait le HoLEP, en trois images

Vue latérale de la prostate, avec la vessie à gauche et l’urètre qui se prolonge vers la droite.

  1. Avant : l’adénome à l’intérieur de la prostate
    AAvant : l’adénome à l’intérieur de la prostateLa partie claire est l’adénome, le tissu qui a grossi autour de l’urètre et le comprime. La partie rose qui l’entoure est la capsule, la prostate qui reste en place. L’anneau à droite est le sphincter, le muscle de la continence.
  2. Énucléation : l’adénome entier est repoussé dans la vessie
    BÉnucléation : l’adénome entier est repoussé dans la vessieEn suivant le plan qui sépare l’adénome de la capsule, je le détache d’un seul tenant et le repousse dans la vessie. Le détail montre la loge vide vue depuis l’urètre, avec l’adénome visible au niveau du col vésical. La capsule reste lisse et en place ; le sphincter, intact.
  3. Morcellation : fragmentation et extraction
    CMorcellation : fragmentation et extractionUne fois l’adénome dans la vessie, un instrument appelé morcellateur le fragmente et l’aspire par le même canal que celui emprunté à l’entrée. Aucune incision n’est pratiquée dans l’abdomen. Les fragments sont envoyés à l’anatomopathologiste.

Illustrations © Fernando Gómez Sancha. Tous droits réservés.

Si vous préférez une explication en vidéo, dans ma liste « La prostate expliquée par le Dr Gómez Sancha » (YouTube, 14 vidéos), je prends le temps de l’expliquer sans images chirurgicales.

Anatomie interactive

Explorez la prostate et la vessie en 3D

Les schémas ci-dessus simplifient beaucoup les choses. Si vous souhaitez voir où se situe réellement chaque structure, ce modèle tridimensionnel a été construit à partir de l’atlas anatomique de référence Visible Human de la Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis. Vous pouvez le faire pivoter, afficher ou masquer chaque structure (zone de transition, zone périphérique, urètre, colliculus séminal…) et déplacer le curseur de croissance pour voir comment la zone de transition devient un adénome et rétrécit l’urètre. L’adénome que vous voyez grossir correspond exactement à ce que le HoLEP énuclée ; la capsule et la zone périphérique correspondent à ce qui reste.

Modèle 3D interactif de la prostate et de la vessie

Les illustrations originales conservent leurs légendes en espagnol. Traduction des légendes :

Vejiga
Vessie
Cuello vesical
Col vésical
Zona de transición · adenoma
Zone de transition · adénome
Zona central · base prostática
Zone centrale · base prostatique
Uretra prostática
Urètre prostatique
Colículo seminal · verumontanum
Colliculus séminal · verumontanum
Conductos eyaculadores hacia el verumontanum
Canaux éjaculateurs vers le verumontanum
Zona periférica · cápsula quirúrgica
Zone périphérique · capsule chirurgicale

Le visualiseur 3D s’ouvre en espagnol sur le site de l’ICUA.

Faites glisser pour tourner · molette pour zoomer · curseur pour la croissance Afficher en plein écran ↗
Modèle dérivé du Human Reference Atlas (HuBMAP) et du Visible Human Male (Spitzer et al. 1996 ; Ackerman 1998), licence CC BY 4.0. L’urètre est reconstruit et la croissance est une déformation schématique à visée pédagogique, et non un cas réel. Crédits complets dans le visualiseur.

Technique

« En bloc » et pourquoi l’apex m’obsède

Pendant des années, le HoLEP classique était enseigné en divisant l’adénome en deux ou trois lobes distincts. La technique en bloc le traite comme une seule pièce anatomique continue, du début à la fin. Attention : cela ne signifie pas que la prostate sort du corps entière et intacte — il faut toujours la morceler pour l’extraire —, mais décrit la manière de réaliser l’énucléation.

L’apex est la zone où l’adénome rejoint le sphincter urinaire externe, le muscle qui empêche les fuites. Avec la libération apicale précoce, nous cherchons à repérer et libérer cette zone délicate dès le début de l’opération, avant que le reste de l’adénome exerce une traction sur elle, en préservant la fine muqueuse qui recouvre le sphincter.

Figure 2. Pour comparer : voici comment se terminait une énucléation classique en trois lobes

Vue depuis l’urètre en fin d’intervention, telle que le HoLEP a été enseigné pendant des années. Il s’agit de la même opération et du même tissu retiré ; c’est le trajet qui change.

  1. Trois morceaux dans la vessie et un bord qui ne me plaît pas
    Trois morceaux dans la vessie et un bord qui ne me plaît pasL’adénome a été retiré en trois lobes, désormais dans la vessie. Regardez le bord inférieur, près du colliculus : la muqueuse qui recouvrait le sphincter est déchirée et irrégulière, car la dissection du sphincter se faisait mécaniquement, par un mouvement circonférentiel de l’instrument qui arrachait cette muqueuse lors du détachement de chaque lobe. C’est précisément ce bord que protège la libération apicale précoce : dans la technique en bloc, je le repère et le libère dès le début, au laser et sans traction, avant que l’adénome tire dessus ; l’adénome est ensuite détaché entier, comme dans la figure 1. Aujourd’hui, de nombreux chirurgiens ont adopté cette même approche — libérer tôt l’apex et préserver la muqueuse du sphincter — tout en continuant à énucléer en deux ou trois lobes (ils retirent parfois ensemble un lobe latéral et le lobe médian), avec de très bons résultats.
Le sphincter en fin d’opération : avant et maintenant

Les illustrations originales conservent leurs légendes en espagnol. Traduction des légendes :

Mucosa preservada a las 12 horas
Muqueuse préservée en position de 12 heures (repère d’horloge)
Esfínter desepitelializado
Sphincter désépithélialisé
Preservación óptima de la mucosa
Préservation optimale de la muqueuse
Le sphincter en fin d’opération : avant et maintenantÀ gauche, après la technique classique : le sphincter est désépithélialisé, les fibres musculaires sont exposées et seule une bande de muqueuse est préservée en position de 12 heures (repère d’horloge). À droite, après l’énucléation en bloc avec libération apicale précoce : la muqueuse qui recouvre le sphincter est intacte sur toute sa circonférence. C’est la même structure vue depuis l’urètre à la fin de l’intervention ; la différence tient à ce que nous lui demandons pendant les semaines suivantes : cicatriser, ou simplement continuer à fonctionner.

Illustrations © Fernando Gómez Sancha. Tous droits réservés.

Les données publiées montrent que le HoLEP en bloc est efficace et efficient entre des mains entraînées. Ce qu’elles ne démontrent pas — et je ne vous le présenterai pas comme si elles le faisaient —, c’est que l’appellation « en bloc » suffit à elle seule à éviter l’incontinence. Ce qui fait réellement la différence, c’est une dissection apicale bien réalisée, la préservation de la muqueuse et la main du chirurgien.

Résultats

Que puis-je raisonnablement espérer ?

Nous recherchons un jet plus puissant, une meilleure vidange, moins d’efforts et l’absence de récidive de l’obstruction. Les envies pressantes et les levers nocturnes mettent parfois plus longtemps à s’améliorer, surtout si la vessie a été obstruée pendant longtemps.

Résultats de notre centre

Ce que nous avons publié sur nos propres résultats

Rappel : des résultats de groupe, pas une promesse individuelle.

137patients consécutifs dans notre série technique de 2019 ; les symptômes, le débit et le résidu se sont nettement améliorés au cours des 12 mois de suivi. 2
1,2 jouren moyenne pour la durée du sondage et de l’hospitalisation dans cette même série (de 1 à 5 et de 1 à 3 jours respectivement). 2
0,7%d’incontinence d’effort à six mois (5,8% à un mois, 1,5% à trois mois). 2
754interventions que j’ai réalisées dans la série de 2025 : 644 prostates jusqu’à 120 g et 110 de 120 g ou plus. 9
0,15% · 0,9%d’incontinence d’effort à six mois dans ces deux groupes, sans différence statistiquement significative (p=0,27). 9
< 2%de retraitement au cours du suivi de cette cohorte de 754 patients (donnée interne d’audit) ; un registre de population aux États-Unis situe ce chiffre autour de 4,4% à cinq ans après HoLEP/ThuLEP. 11

Ces chiffres soutiennent l’utilisation du HoLEP en bloc entre des mains expérimentées, y compris pour les prostates volumineuses. Aucune statistique ne peut toutefois prédire comment vous, en particulier, allez récupérer.

Choisir

Comment se compare-t-il aux autres options ?

Aucune intervention n’est la meilleure pour tout le monde. Le bon choix dépend de votre anatomie, du volume de votre prostate, de votre santé, de vos priorités, de l’expérience disponible là où vous êtes et des compromis que vous êtes prêt à accepter.

Faites défiler le tableau horizontalement pour voir toutes les colonnes →

Options de traitement de l’obstruction prostatique bénigne. Rezūm® (Boston Scientific) et Aquablation® (PROCEPT BioRobotics) sont des marques appartenant à leurs titulaires, mentionnées uniquement pour identifier la technique.
OptionCe qu’elle faitPourquoi la choisirLe compromis réel
MédicamentsRelâchent la prostate ou freinent sa croissanceÉvitent ou retardent l’opérationNe lèvent pas l’obstruction ; leur effet varie selon les personnes
Vapeur d’eau (Rezūm®) · implant urétral (Urolift)Traite des zones ciblées du tissu, de manière mini-invasivePeut mieux préserver l’éjaculation dans certaines configurations anatomiquesRetire moins de tissu ; ne convient pas à tous les volumes
Résection transurétrale de la prostateDécoupe un canal dans le tissu obstructifTechnique éprouvée, surtout pour les prostates petites ou moyennesCe n’est pas une énucléation anatomique
Aquablation®Retire du tissu à l’aide d’un jet d’eau guidé par robotBon soulagement des symptômes ; peut préserver l’éjaculation dans certains casIl faut tenir compte du saignement, de l’anatomie et du retraitement
HoLEPÉnuclée l’adénome entier en suivant son planConvient à presque tous les volumes, sans ouvrir l’abdomen, et permet l’analyse du tissuL’éjaculation antérograde est perdue ; l’expérience du chirurgien compte beaucoup
Prostatectomie simpleRetire l’adénome par voie abdominale ou robotiqueBonne option pour les très grosses prostates, ou si une opération abdominale est nécessaire pour une autre raisonPlus invasive, avec davantage de jours de sondage et d’hospitalisation

À propos des très grosses prostates

La prostatectomie simple, ouverte ou robotique, reste une option solide pour les prostates extrêmement volumineuses. Une étude de 2025 avec appariement par score de propension, portant sur des prostates de 80 g ou plus, a trouvé des résultats fonctionnels similaires à trois mois entre le HoLEP en bloc et la prostatectomie robotique, avec moins de jours de sondage et d’hospitalisation pour le HoLEP. Il ne s’agissait pas d’un essai randomisé.8

Nos propres données comprennent 110 prostates de 120 g ou plus opérées par HoLEP en bloc, avec de bons résultats fonctionnels.9

Ne vous contentez pas de demander « quelle technologie utilisez-vous ? ». Demandez pourquoi cette option convient le mieux à votre anatomie, à votre vessie et à vos priorités, et demandez à voir les résultats audités de l’équipe. La marque du laser compte bien moins que la main qui le manie.

À emporter à toute consultation

Dix questions que je vous recommande de poser à votre chirurgien

  1. Combien de HoLEP réalisez-vous par an ?
  2. Combien avec cette technique précise ?
  3. Opérez-vous régulièrement des prostates de mon volume et des patients ayant mes antécédents ?
  4. Quels sont vos propres taux de transfusion, de réhospitalisation, d’incontinence persistante, de sténose et de retraitement ?
  5. Comment mesurez-vous la continence ?
  6. Quels sont vos délais habituels pour le retrait de la sonde et la sortie, et qu’est-ce qui peut les prolonger ?
  7. Que se passe-t-il si je n’arrive pas à uriner après le retrait de la sonde ?
  8. Qui me répond si j’ai une question urgente après la sortie ?
  9. Tout le tissu retiré est-il envoyé en anatomopathologie ?
  10. Quel résultat est réaliste pour ma vessie en particulier, et pas seulement au vu du volume de ma prostate ?

Emportez-les aussi si vous demandez un deuxième avis plus près de chez vous.

Parlons franchement

Les compromis réels

Éjaculation et fertilité

Avec un HoLEP standard, la plupart des hommes perdent l’éjaculation antérograde, qui devient rétrograde. L’orgasme et l’érection ne sont généralement pas affectés, mais la fertilité l’est. Si cela compte pour vous — pour avoir des enfants ou pour toute autre raison —, dites-le-moi avant de décider du traitement, pas après.

Des fuites au début

Il est normal d’avoir quelques fuites à l’effort, en toussant ou en bougeant, ou liées à une envie pressante, pendant les premiers jours après le retrait de la sonde. La plupart s’améliorent avec la cicatrisation et les exercices du plancher pelvien. Mais je préfère être honnête : une incontinence peut persister, même si c’est peu fréquent entre des mains expérimentées.

Autres risques

Saignement, infection, rétention temporaire, rétrécissements cicatriciels de l’urètre ou du col vésical, complications de l’anesthésie, ou nécessité d’une nouvelle intervention. Il arrive que l’analyse anatomopathologique révèle un cancer de la prostate non suspecté.

Si vous prenez des anticoagulants ou des antiagrégants plaquettaires

Ne les arrêtez jamais de vous-même. Cette décision se prend entre le médecin qui vous les a prescrits et l’équipe chirurgicale, selon un plan adapté à votre situation.

Des repères, pas un calendrier à respecter à tout prix

Comment se déroule généralement la récupération

Jour 0opération ·sonde en place~24 hmarcher, boire,vérifier la sonde~48 hla plupart urinentsans sonde2 semainesjet variable,envies pressantes, un peu de sang1–3 moisle contrôle et la vessiese stabilisent progressivement6 mois +bilan fonctionnel,suivi du PSA
Jour 0

Opération sous anesthésie générale ou rachianesthésie ; mise en place de la sonde.

Pas d’incision abdominale ; le tissu est envoyé en anatomopathologie.

Vers 24 heures

Irrigation si nécessaire, marche, boissons et vérification du fonctionnement de la sonde.

Dans notre publication portant sur 137 patients, la durée moyenne du sondage et de l’hospitalisation était de 1,2 jour. C’est une moyenne de groupe : il est probable que votre parcours soit similaire, mais ce n’est pas une promesse.2

Vers 48 heures

La grande majorité urine déjà sans sonde ; d’autres ont besoin d’un peu plus de temps.

La sortie dépend du saignement, de l’absence d’infection, de votre façon d’uriner et de votre récupération générale.

Les deux premières semaines

Jet variable, mictions fréquentes, envies pressantes, fatigue, parfois un peu de sang.

Évitez les efforts importants ; suivez nos consignes concernant les boissons, le travail, les rapports sexuels et les signes qui doivent réellement vous alerter.

Les un à trois premiers mois

Le contrôle continue de se stabiliser.

Dans notre série, les fuites à l’effort sont passées de 5,8% à un mois à 1,5% à trois mois.2

À six mois et au-delà

Bilan du fonctionnement urinaire, suivi du PSA, suivi à long terme.

Si des fuites, une infection, un débit faible ou un saignement persistent, un contrôle est nécessaire : notre série relevait 0,7% d’incontinence d’effort à six mois.2

Les consignes de votre chirurgien priment toujours sur tout calendrier général, y compris celui-ci.

Des réponses directes

Les questions que l’on me pose toujours

Serai-je sans fuites dès le premier jour ?

Aucun chirurgien honnête ne peut vous le promettre. Beaucoup de patients y parviennent rapidement ; d’autres ont des fuites temporaires à l’effort ou liées à des envies pressantes. Dans les séries de chirurgiens expérimentés, une incontinence permanente est rare, mais elle existe.

Combien de temps garderai-je la sonde ?

Dans notre série de 137 patients, 1,2 jour en moyenne.2 Pour vous, cela peut être plus court ou plus long, selon le saignement, le fonctionnement de votre vessie et votre capacité à uriner correctement après son retrait.

Quand pourrai-je prendre l’avion pour rentrer chez moi ?

Il n’existe pas de délai fixe pour tous. Nous évaluons le saignement, votre façon d’uriner, la présence éventuelle d’une sonde, le risque d’infection, votre santé générale et la durée du vol. Mon conseil, si vous venez de l’étranger : gardez des projets de voyage flexibles jusqu’à notre confirmation.

Quand pourrai-je reprendre le travail, le sport et les rapports sexuels ?

Les activités légères peuvent généralement reprendre avant le port de charges, le sport intense ou les rapports sexuels. Nous vous donnons des délais personnalisés à la sortie.

Aurai-je besoin de protections ?

Certains en utilisent quelque temps pour de petites fuites ; d’autres n’ont aucune fuite dès le départ. Si les fuites persistent ou s’aggravent, un contrôle est nécessaire, et la rééducation du plancher pelvien aide souvent.

Est-ce douloureux ?

Il n’y a pas de plaie abdominale, mais la sonde peut être gênante et il peut y avoir des brûlures, des envies pressantes ou des spasmes de la vessie. Si la douleur est forte, s’aggrave ou s’accompagne de fièvre, elle doit être évaluée.

Et les anticoagulants ?

Continuez à les prendre jusqu’à disposer d’un plan écrit. La nécessité éventuelle de les arrêter, le moment de l’arrêt et celui de la reprise sont décidés avec le médecin qui vous les a prescrits, selon leur indication et vos risques de saignement ou de thrombose.

Vais-je arrêter de me lever la nuit pour uriner ?

Pas toujours complètement. Lever l’obstruction aide, mais les levers nocturnes peuvent aussi être liés à une vessie hyperactive, à un mauvais sommeil, à la quantité de liquides consommée, au diabète, à des problèmes cardiaques ou à d’autres causes.

Mes érections vont-elles changer ?

Le HoLEP n’est pas destiné à traiter les troubles de l’érection, et la plupart des hommes conservent leur fonction. En revanche, l’éjaculation change habituellement et devient rétrograde.

La prostate peut-elle repousser ?

Du tissu externe reste en place, mais nous retirons la majeure partie de l’adénome obstructif. C’est un traitement durable, même si aucune opération n’est garantie à vie. Dans notre cohorte de 754 patients opérés en bloc, le taux de retraitement au cours du suivi était inférieur à 2% (donnée interne) ; un grand registre américain situe ce chiffre autour de 4,4% à cinq ans après HoLEP/ThuLEP, en dessous de la résection transurétrale (7,1%) et bien en dessous d’options mini-invasives comme Rezūm® (14%) ou l’implant urétral (16%).11

Une très grosse prostate impose-t-elle une chirurgie ouverte ?

Pas nécessairement. Nous avons publié 110 cas de prostates de 120 g ou plus opérées par HoLEP en bloc, avec de bons résultats fonctionnels.9 Votre anatomie, votre vessie, vos interventions antérieures et l’expérience disponible restent importantes.

Le HoLEP en bloc est-il toujours meilleur que le HoLEP classique ?

Non. Il peut être plus efficient au bloc opératoire, mais les résultats de continence varient selon les études. Je préfère sans hésiter un HoLEP par lobes bien réalisé à un HoLEP en bloc mal réalisé.

Combien cela coûte-t-il ?

Nous ne publions pas de tarif forfaitaire, car le montant total dépend du bilan, de l’intervention et de la durée d’hospitalisation. Si vous nous adressez vos comptes rendus, nous vous envoyons un devis écrit précisant ce qui est inclus et ce qui ne l’est pas, la durée estimée du séjour à Madrid et ce qui pourrait modifier ce programme. Renseignez-vous aussi auprès de votre assurance sur les limites de prise en charge d’une chirurgie programmée à l’étranger.

Et si j’ai un problème une fois rentré chez moi ?

Votre prise en charge ne s’arrête pas à l’embarquement. Avant votre sortie, nous vous remettons un compte rendu, les signes d’alerte et un contact d’urgence disponible 24 h ; le plan de suivi précise les situations nécessitant une consultation en personne dans votre pays plutôt qu’un appel vidéo. Avec votre accord, nous transmettons un dossier complet — compte rendu opératoire, compte rendu de sortie, anatomopathologie et questions de suivi — à votre urologue habituel pour qu’il n’ait pas à repartir de zéro. En cas de symptôme urgent, rendez-vous toujours aux urgences près de chez vous.

Puis-je voir comment se déroule l’opération ?

Oui, de deux façons. La liste « La prostate expliquée par le Dr Gómez Sancha » présente l’intervention avec des schémas, sans images du bloc opératoire ; c’est celle que je recommande avant l’opération. Ma liste « Real life HoLEP Cases » contient des opérations complètes enregistrées, dont une réalisée en direct devant un congrès, mais elle est destinée aux chirurgiens : on y voit le champ opératoire et du sang, ce que tout le monde ne souhaite pas regarder. Si vous souhaitez tout de même la consulter, le lien figure dans la section destinée aux urologues, à la fin de ce guide.

Patients internationaux

Venir à Madrid : comment ce parcours devrait se dérouler

Venir se faire opérer à l’étranger soulève des questions auxquelles une explication technique ne répond pas : quels comptes rendus envoyer, combien de temps rester, quand reprendre l’avion en sécurité et qui vous aidera si un problème survient une fois rentré chez vous. Voici comment nous organisons l’évaluation d’un patient international ; il ne s’agit pas d’un forfait prédéfini, ni d’un substitut à un plan médical adapté à votre situation.

1

Envoyez les bonnes informations

Symptômes et date d’apparition · médicaments et allergies, surtout les anticoagulants · maladies importantes et problèmes lors d’anesthésies précédentes · historique du PSA, IRM, biopsies · échographie ou IRM indiquant le volume prostatique · débit et résidu si vous les avez · opérations antérieures de la prostate ou de l’urètre · sondages, infections, calculs, saignements ou rétentions antérieurs · vos priorités : continence, éjaculation, durée du voyage.

N’envoyez pas vos comptes rendus par messagerie ordinaire ou sur les réseaux sociaux ; la section consacrée à l’étude du dossier explique comment procéder correctement.

2

Première lecture et consultation

Nous vérifions d’abord que les documents sont complets. J’évalue ensuite si une consultation formelle est indiquée, ce qui manque et si le HoLEP paraît raisonnable dans votre situation. Ce premier regard donne une orientation, pas un diagnostic, et reste couvert par le secret professionnel.

À l’issue de la consultation, vous devez disposer des éléments suivants : le diagnostic probable et les incertitudes, les alternatives raisonnables (y compris près de chez vous), les avantages et inconvénients discutés un par un, un devis écrit, la durée estimée du séjour à Madrid et ce qui pourrait modifier ce programme.

3

Organisez votre voyage

N’achetez pas de billets non remboursables avant notre confirmation de dates provisoires. Prévoyez : une arrivée suffisamment tôt pour les examens restants et l’évaluation en personne · un accompagnant si nécessaire · un hébergement accessible · des déplacements sans porter de charges · vos médicaments habituels · les limites de votre assurance pour des soins programmés hors de votre pays · de la souplesse si le sondage ou l’hospitalisation se prolonge. La plupart des patients restent de 5 à 7 jours à Madrid ; nous décidons quand il est sûr de prendre l’avion.

4

Évaluation en personne à Madrid

Nous vérifions votre identité, vos comptes rendus, vos médicaments, l’état des urines, votre aptitude à l’anesthésie et le consentement éclairé. Nous expliquons clairement pourquoi nous recommandons une opération, pourquoi le HoLEP plutôt qu’une autre technique, les compromis concernant la continence et la sexualité, la gestion des anticoagulants, le déroulement prévu du sondage et de la sortie, les signes d’alerte et ce qui se passerait en cas de découverte inattendue au bloc opératoire.

5

Opération et sortie

La sortie dépend de votre état clinique. Avant de partir, vous recevez : un compte rendu de sortie · les consignes concernant les médicaments et l’activité · les consignes relatives à la sonde si vous la gardez · les signes d’alerte et un contact d’urgence disponible 24 h · le programme des résultats d’anatomopathologie et du suivi · notre décision sur le moment où vous pouvez prendre l’avion · les contacts pour les questions courantes et urgentes.

6

Récupération à Madrid

Il est normal d’avoir du sang dans les urines, des mictions fréquentes, des envies pressantes, des brûlures, de la fatigue et un contrôle un peu variable ; le saignement peut augmenter légèrement après une activité ou lorsque du tissu en cours de cicatrisation se détache. Nous décidons quand vous pouvez quitter Madrid : une date de vol déjà réservée ne doit pas passer avant un saignement, une infection, une rétention ou un problème de sonde. Vous saurez où vous rendre sur place si vous avez besoin d’une évaluation urgente en dehors de la clinique.

7

Le vol du retour

Il dépend de la stabilité de vos mictions, du saignement, de la présence éventuelle d’une sonde, d’une infection ou d’une fièvre, du risque cardiovasculaire et anesthésique, de la durée du vol et des soins disponibles à destination. Gardez dans votre bagage à main vos médicaments, vos comptes rendus de sortie et les contacts d’urgence, et suivez nos consignes concernant l’hydratation, les mouvements et la prévention des thromboses.

8

Le suivi une fois chez vous

Il ne s’arrête pas à l’embarquement. Le plan précise quand les résultats d’anatomopathologie seront disponibles et qui vous les expliquera, quand nous réévaluerons les symptômes, la continence et le débit, quel suivi du PSA est nécessaire, ce qui exige une consultation en personne plutôt qu’un appel vidéo et comment nous communiquerons avec votre urologue local. Avec votre consentement, nous transmettons un dossier complet à votre médecin habituel.

Qui étudiera votre dossier

À propos de moi

Je suis urologue et directeur médical de l’ICUA (Instituto de Cirugía Urológica Avanzada), à la Clínica CEMTRO de Madrid. Je me consacre à l’énucléation endoscopique anatomique et au HoLEP en bloc avec libération apicale précoce, j’enseigne cette technique à des urologues du monde entier et j’ai écrit le Manual de HoLEP en Bloque (également disponible en anglais).

J’ai signé comme premier auteur l’article de 2015 qui décrit l’évolution vers l’énucléation anatomique et l’approche en bloc,1 j’étais l’auteur senior de la série technique de 2019,2 et j’ai participé aux études multicentriques sur la libération apicale précoce et l’énucléation en bloc citées dans ce guide.5,6,9

Sur YouTube, j’ai deux listes qui peuvent vous être utiles : « La prostate expliquée par le Dr Gómez Sancha », destinée aux patients (également en anglais, portugais, italien, français, allemand, arabe), et « Real life HoLEP Cases », des opérations complètes enregistrées pour les urologues.

10 000+énucléations prostatiques réalisées (en 2026)
600+urologues formés directement, originaires de plus de 60 pays
45pays où j’ai opéré
137 · 754patients dans nos séries en bloc publiées (2019 et 2025), en tant que chirurgien responsable 2,9
Le Dr Fernando Gómez Sancha dans son cabinet de l’ICUA, Clínica CEMTRO, Madrid.
Dr Fernando Gómez Sancha · consultation de l’ICUA à la Clínica CEMTRO, Madrid, avec le En bloc HoLEP Manual sur la table.

Pour votre information

Ces chiffres doivent vous aider à poser de meilleures questions, et non à éviter une évaluation individuelle : ils ne garantissent aucun résultat.

J’ai travaillé comme consultant rémunéré pour Quanta System et Lumenis, fabricants de lasers, comme indiqué dans les publications citées.6

Prochaine étape

Demandez une étude confidentielle de votre dossier

Envoyez-moi vos informations médicales et je vous dirai ce qui manque, si une consultation formelle est indiquée et quelle serait l’étape suivante.

Premier contacticua@icua.es — sans pièces jointes, s’il vous plaît

Délai de réponseun membre de l’équipe clinique vous répond sous 24–48 heures

Comment transmettre vos documents en sécurité

Les comptes rendus médicaux ne doivent pas transiter par une messagerie ordinaire ou les réseaux sociaux. Écrivez-moi d’abord à icua@icua.es sans rien joindre, puis déposez vos documents sur SwissTransfer — gratuit, avec des serveurs en Suisse, sans inscription nécessaire —, protégez-les par un mot de passe et envoyez-moi le lien de téléchargement ; transmettez le mot de passe dans un message séparé. Les fichiers sont automatiquement supprimés au bout de 30 jours.

Les éléments à préparer

  • un bref résumé de vos symptômes et antécédents
  • vos médicaments, surtout les anticoagulants
  • l’historique du PSA, les IRM et les biopsies
  • une échographie ou une IRM indiquant le volume de la prostate
  • la débitmétrie urinaire et le résidu, si vous les avez
  • les opérations antérieures de la prostate ou de l’urètre
  • les antécédents de sondage, d’infection, de calculs ou de saignement
  • vos priorités : continence, éjaculation, ce qui compte pour vous

M’envoyer des informations ne crée pas de relation médecin-patient, ne confirme pas que le HoLEP vous convient et ne garantit pas que nous vous opérerons. En cas de symptôme urgent, rendez-vous aux urgences — ne gérez jamais cela par courriel ou sur les réseaux sociaux.

Confidentialité (résumé)

Responsable du traitement : Instituto de Cirugía Urológica Avanzada, S.L., Madrid. Finalité : évaluer votre situation à titre préliminaire et, le cas échéant, organiser une consultation. Base juridique : votre consentement et les soins de santé couverts par le secret professionnel (art. 9.2.a et 9.2.h du RGPD). Seule l’équipe clinique y a accès ; les données sont conservées aussi longtemps que nécessaire pour vos soins ; elles ne sont jamais vendues ni cédées. Accès, rectification, effacement : icua@icua.es. Politique complète : icua.es/aviso-legal.

Annexe pour les urologues et confrères

Les données scientifiques en bref

Le HoLEP en bloc remplace l’énucléation en lobes séparés par une dissection anatomique continue ; les variantes modernes ajoutent la libération apicale précoce et la préservation de la muqueuse sphinctérienne. Le résultat comparatif le plus constant entre les études concerne l’efficience opératoire. Les données de continence sont favorables dans plusieurs séries, mais ne sont pas uniformes.

2019202120242025Saittan=137Rückern=600Tuccion=168Castellanin=5 068Gauharn=4 392Wenkn=500Iscaifen=754Elmorsyn=123Choudharyn=160randomiséobservationnel · aire du cercle ~ nombre de patients
Figure 3. Les études citées selon leur année et leur effectif (références 1–10). Seules deux sont randomisées ; plusieurs des plus grandes sont des registres multicentriques aux techniques et définitions hétérogènes.

Les principales études en bref

Saitta 2019 · 137

Un seul chirurgien, volume moyen de 75,6 mL (jusqu’à 253) ; durée opératoire moyenne de 47,6 min ; incontinence urinaire d’effort de 5,8% à un mois, 1,5% à trois mois et 0,7% à six mois. Étude observationnelle, sans groupe témoin.

Rücker 2021 · 600

Randomisation entre en bloc, deux lobes et trois lobes. En bloc et deux lobes plus rapides que trois lobes ; résultats postopératoires similaires. Un contrepoids utile aux affirmations de supériorité.

Tuccio 2021 · 168

Un seul chirurgien expert ; durée d’énucléation et durée opératoire plus courtes, moins d’énergie et moins d’incontinence d’effort à un mois avec la technique en bloc. Non randomisé.

Castellani 2024 · 5 068

Multicentrique ; incontinence globale similaire précocement et à trois mois ; l’absence de libération apicale précoce était associée à une incontinence d’effort persistante dans l’analyse multivariée.

Gauhar 2024 · 4 392

Huit centres, 787 patients par groupe apparié ; incontinence similaire avec et sans libération apicale précoce, mais durée opératoire plus longue et davantage de complications précoces (hématurie, transfusion) avec libération. Une étude négative importante.

Wenk 2024 · 500

Cas consécutifs en bloc ; l’efficience continuait à s’améliorer sans aggravation des complications, du sondage ni de la durée du séjour.

Iscaife 2025 · 754

Un seul chirurgien (644 ≤ 120 g, 110 ≥ 120 g) ; résultats favorables dans les deux groupes ; incontinence urinaire d’effort à six mois de 0,15% contre 0,9% (p=0,27). Pas de comparaison avec une autre technique.

Elmorsy 2025 · 123

Randomisé, prostates > 80 mL ; la technique en bloc réduisait la durée d’énucléation, la durée opératoire et l’énergie ; complications et incontinence transitoire comparables. Les deux groupes utilisaient la libération apicale précoce et la préservation de la muqueuse.

Ce que je dis et ce que je ne dis pas

Ce que je peux affirmer sereinement

Que la technique est réalisable, efficace et reproductible entre des mains expérimentées ; que la durée opératoire ou d’énucléation est systématiquement plus courte et l’énergie utilisée moindre dans les études comparatives ; qu’elle convient aux très grosses prostates dans les centres à forte activité ; que la libération apicale précoce et la préservation de la muqueuse sont des principes qui méritent une formation spécifique ; et que, concernant la durabilité, un registre américain portant sur 6,45 millions de patients (Epic Cosmos, 420 611 interventions, 2014–2024) situe le taux de retraitement à cinq ans après HoLEP/ThuLEP à 4,4%, en dessous de la résection transurétrale (7,1%) et des options mini-invasives (Rezūm® 14%, implant urétral 16%) ; seule la prostatectomie simple a un taux inférieur (1,2%).

Ce qu’il faut nuancer

Les données sur une meilleure continence précoce sont contrastées ; les séries observationnelles ne peuvent pas démontrer que la technique, à elle seule, a causé le résultat ; « indépendant du volume » décrit le champ d’application technique, pas un risque identique pour chaque patient ; et les résultats d’un centre nécessitent un dénominateur, une définition et un moment de mesure clairement précisés.

Ce que je ne dirais jamais

Que la continence est garantie, que la technique en bloc est supérieure à toute variante moderne du HoLEP, que les seuls mots « en bloc » apportent un quelconque bénéfice, ou que mes résultats de chirurgien à forte activité peuvent être extrapolés sans précaution à n’importe quel centre.

Opération complète en vidéo

HoLEP en bloc réalisé en direct lors du congrès de la Urological Association of Asia (Manille, septembre 2026), commenté étape par étape. Avertissement : vidéo chirurgicale réelle et complète, montrant explicitement le champ opératoire et les organes génitaux du patient.

Voir l’opération en direct de Manille (YouTube) ↗Liste « Real life HoLEP Cases » (98 vidéos) ↗

Prise en charge partagée avec l’urologue habituel

Si vous êtes l’urologue d’un patient qui envisage un HoLEP en bloc à Madrid, nous travaillons avec vous, pas à l’écart. Avant l’opération, votre évaluation et vos comptes rendus font partie du dossier ; ensuite, avec le consentement du patient, je vous transmets un dossier complet — comptes rendus opératoire et de sortie, anatomopathologie et plan de suivi, y compris les situations nécessitant une consultation en personne — et nous convenons du suivi entre les deux équipes plutôt que d’improviser entre fuseaux horaires.

Pour discuter d’un cas, écrivez-moi à icua@icua.es en vous présentant comme l’urologue responsable, avec un bref résumé clinique et vos questions, sans pièces jointes dans le premier message. Je vous réponds sous 24–48 heures. Si vous souhaitez vous former à la technique, indiquez-le dans le même courriel.

Couverture du Manual de HoLEP en Bloque du Dr Fernando Gómez Sancha

Le livre de référence

Le Manual de HoLEP en Bloque présente les étapes une à une : repères anatomiques, libération apicale précoce, préservation de la muqueuse et résolution des difficultés.

Édition en espagnol →Édition en anglais — The En Bloc HoLEP Manual →

Sources

Références

  1. Gomez Sancha F, et al. Common trend: move to enucleation—Is there a case for GreenLight enucleation? Development and description of the technique. World J Urol. 2015;33(4):539-547. PMID 24929643.
  2. Saitta G, et al. (auteur senior Gómez-Sancha F). 'En Bloc' HoLEP with early apical release in men with benign prostatic hyperplasia. World J Urol. 2019;37(11):2451-2458. PMID 30734073.
  3. Rücker F, Lehrich K, Böhme A, Zacharias M, Ahyai S, Hansen J. A call for HoLEP: en-bloc vs. two-lobe vs. three-lobe. World J Urol. 2021;39(7):2337-2345. PMID 33486536.
  4. Tuccio A, Sessa F, Campi R, et al. En-Bloc Holmium Laser Enucleation of the Prostate with Early Apical Release: Are We Ready for a New Paradigm? J Endourol. 2021;35(11):1675-1683. PMID 33567966.
  5. Castellani D, et al. Incidence of urinary incontinence following endoscopic laser enucleation of the prostate by en-bloc and non-en-bloc techniques: a multicenter, real-world experience of 5068 patients. Asian J Androl. 2024;26(3):233-238. PMID 38265232.
  6. Gauhar V, et al. Influence of Early Apical Release on Outcomes in Endoscopic Enucleation of the Prostate: Results From a Multicenter Series of 4392 Patients. Urology. 2024;187:154-161. PMID 38467289.
  7. Wenk MJ, et al. The long-term learning curve of holmium laser enucleation of the prostate (HoLEP) in the en-bloc technique: a single surgeon series of 500 consecutive cases. World J Urol. 2024;42(1):436. PMID 39046537.
  8. Choudhary MK, et al. Comparative Outcomes of En-Bloc Holmium Laser Enucleation of the Prostate and Transvesical Robot-Assisted Simple Prostatectomy for the Management of Benign Prostatic Hyperplasia: A Propensity-Matched Analysis. J Endourol. 2025;39(1):57-63. PMID 39589800.
  9. Iscaife A, Rodríguez Socarrás M, Talizin TB, Nahas WC, Fernandez del Alamo J, Cuadros Rivera V, Gómez Sancha F, et al. Contemporary results of En Bloc HoLEP for large prostates. World J Urol. 2025;43(1):401. PMID 40586952.
  10. Elmorsy YH, et al. A randomized controlled trial comparing en-bloc vs lobe-by-lobe HoLEP: surgical efficiency and early continence outcomes. Prostate Cancer Prostatic Dis. 2026;29(3):551-557 (publié en ligne le 6 nov 2025). PMID 41198920.
  11. Carletti F, Tamborino F, Turcan A, et al. Five-year Retreatment and Medication Restart Rates Following Benign Prostate Hyperplasia Treatments: A Nationwide Real-world Analysis Using Epic Cosmos. Eur Urol Focus. 2026;12(3):383-392. PMID 41558957.

Transparence

Fernando Gómez Sancha est le premier auteur de la référence 1, l’auteur senior de la référence 2 et coauteur des références 5, 6 et 9 ; la référence 9 le désigne comme seul chirurgien responsable. La référence 6 déclare son activité de consultant rémunéré pour Quanta System et Lumenis.